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Pour ce second CPM de l’année, ce fut à Simon qu’échût la tâche de rédiger le compte-rendu des CPM de la journée du 1er février 2015. Sans plus attendre, découvrez ce qui s’est passé au cours de cette journée bien remplie regroupant deux ateliers, un dédié à la mécanique et un second sur l’expérience, le comportement et la réglementation.

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Comment s’y retrouver dans les différentes gammes de pneus ?

Comme annoncé un CPM Mécanique d’exception pour ce dimanche 01 février, je commencerai par un grand merci aux organisateurs, à Horizon Moto pour leur accueil dans leurs locaux ainsi qu’à la soixantaine de casimirs pour leur participation aux différents ateliers de la journée.

Certains par une température de 3° sont venus avec leurs chevaux de fer. Il faut vraiment en avoir envie, mais quand on aime on ne compte pas !

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« Pompe à vélo ou fourche bien dure ? »

Nous sommes invités le matin par un café de bienvenue, au cours duquel Hervé nous présentera Amaury et Denis, qui seront les animateurs du CPM Mécanique. Amaury détient un palmarès qui rend compte de son expérience : arrivé 5e aux 24 heures du Mans, 4e aux 24 heures de Spa, victoire au circuit Carole en 1000cc, victoire au GP de Macao en 600cc et également participant au Tourist Trophy. Il s’est chargé de nous faire un exposé sur les caractéristiques techniques des huiles, des pneumatiques et des suspensions, expliquant et réalisant des démonstrations au moyen des motos appartenant aux casimirs.

Son compère Denis nous a fait un exposé pratique dans l’atelier au moyen d’une moto sur l’aire d’entretien. Il a abordé le contrôle du niveau d’huile, du circuit de frein, notamment l’usure des plaquettes, des disques, du niveau du liquide et de sa périodicité de remplacement. Il faut savoir que le liquide DOT (du sigle Department Of Transportation américain) et toutes ses variantes (3, 4, 5, 5.1) a une particularité, celle d’être sensible à l’humidité qui s’installe au fil du temps. L’une des caractéristiques importantes de ce liquide est son point d’ébullition, la chaleur produite par la dissipation de l’énergie cinétique lors du freinage peut atteindre jusqu’à 220°C au niveau des disques, des garnitures de frein et du liquide

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« Au mieux un gros nettoyage, au pire quelques consommables à changer »

Nous passons ensuite au contrôle de l’éclairage et des accessoires. L’optique doit être en bon état et rester propre en toutes circonstances, tout comme les indicateurs de direction, l’éclairage de plaque, les feux de position et de stop. Il convient de vérifier le bon déclenchement de ce dernier en actionnant le levier de frein ainsi que la pédale de frein. Nous abordons ensuite un point que les motards affectionnent, le graissage et le réglage de la tension de chaîne. Celle-ci ne doit pas être nettoyée au moyen lavage haute pression, son nettoyage peut être réalisé au moyen d’un spray de graisse puis essuyée au chiffon avant d’être à nouveau graissée. Denis a également effectué une démonstration pour régler la tension de chaîne.

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« Et là, ce disque est plutôt fatigué »

Est venue ensuite le contrôle des pneumatiques, leur état (ni déchirure ni hernie) et leur pression. Question de Pascal aux adhérents : « A quelle fréquence contrôlez-vous la pression de vos pneumatiques ? » Les réponses furent surprenantes : « une fois par mois« , « Jamais, depuis 7 mois, la moto est neuve« , « Je ne sais pas la faire« . Pascal rappelle que celle-ci doit se faire au moins une fois tous les 15 jours, ce à quoi Denis précise qu’avec la force centrifuge, le pneu perd également un peu d’air et que la présence du bouchon de valve et le bon état de sont joint sont importants. Au final, Pascal rappelle que toutes les motos disposent d’un manuel, lequel précise la périodicité de l’entretien, la pression conseillée des pneus … et nous invite fortement à le (re)lire !

Pour conclure cette matinée, l’enseignement principal est le suivant : Bien entretenir son deux-roues contribue à garantir votre sécurité.

Pour que dure le plaisir, l’heureux possesseur d’une moto lui doit quelques attentions. Un bref entretien lui permet d’éviter les galères telles que les pannes ou les gamelles.

Aprèes une matinée bien remplie, nous déjeunons au restaurant chinois le plus proche, le temps de se reposer les méninges et se retrouver. Départ vers 13:30 pour de nouvelles aventures ; serviable, je prends la tête pour emmener les casimirs à la salle LCR pour le CPM, ce qui me vaudra de prendre le CR pour avoir fait deux tours de piste, cétait pour la digestion ! Merci au GPS ainsi qu’à mon ami le secrétaire, satisfaction tout de même, tout le monde est arrivé à bon port… « motard, je positive ».

L’après midi est consacrée au CPM expérience et comportement, tous en salle, le rétroprojecteur nous attend !

La présentation est faite par Eric, lequel aborde en premier le code de la route et la signalisation verticale. Un jeu de questions-réponses s’instaure avec l’ensemble des adhérents, il n’y a jamais de questions idiotes (« Combien ça coûte un panneau ? »), et s’il advenait que les moniteurs sèchent, la réponse se trouve sur Internet !

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« Un panneau pour dire qu’on peut faire un tout droit dedans »

Pascal aborde ensuite l’alcool et ses effets et utilise un simulateur d’alcoolémie pour calculer la journée fortement alcoolisée d’une adhérente. Avec un taux d’alcoolémie de 2,86g, elle devra attendre le lendemain soir pour reprendre la moto et se retrouver sous le maximum légal autorisé. En moyenne l’alcoolémie baisse de 0,10g à 0,15g d’alcool par litre de sang par heure, faites le calcul !

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La soirée va être bien arrosée…

Pascal nous parle de l’expérimentation de la circulation inter-files qui devrait commencer cet automne. Sujet d’actualité pour les motards, certains se réjouissent et Pascal précise que cette pratique sera légalisée, des comptages ainsi que le comportement des deux roues seront analysés sur les axes servant à l’expérimentation. C’est l’occasion de faire un rappel sur la manière de circuler propre aux grandes agglomérations.

Yohann nous parle quand à lui de la réglementation et des sanctions encourues en cas d’infractions : non respect du code de la route, alcoolémie, usages de stupéfiants et des conséquences qui peuvent en résulter. Il nous fait part de son vécu par un fait divers, une personne traverse la chaussé hors passage piéton caché par un poids lourd, un motard renverse la personne, celui-ci ayant un taux d’alcoolémie supérieur à 0,25 mg, il sera rendu responsable de l’accident corporel.

Nous arrivons en fin d’après – midi, Damien et Arnault, les casimirs chasseurs d’images nous ont préparé une dizaine de vidéos en circulation pour nous illustrer les dangers potentiels de la route.

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Pour conclure et à retenir : Bien Rouler : Observation, Anticipation, Prudence.

En complément je vous conseille de jeter un œil au livre « Le Manuel de conduite à l’usage du Motocycliste Débutant » (Bar2, Fane, Denis Couvent inspiré des bandes dessinées du Joe Bar Team)

La Casim adresse une nouvelle fois ses remerciements à l’équipe d’Horizon Moto pour leur accueil, l’ensemble des adhérents présents pour leur participation active tout au long de ce dernier CPM hivernal et à Simon pour son CR.

Le prochain rendez-vous se fera à nouveau en extérieur pour une remise en jambes de maniabilité et de freinage le 1er mars 2015

Photos de Charly, Patrick, Damien

A l’approche du printemps, et après deux CPM en salle, la CASIM 78 vous propose pour le dimanche 1er mars un CPM de remise en jambes, à savoir :
– Maniabilité, à allure lente (ou pas).
– Freinage.

Nous officierons sur deux sites (aérodrome de Pontoise et piste de Boissy l’Aillerie).
Attention : un seul point de rendez-vous, afin de constituer deux groupes qui opèreront sur chacun des sites, entre le matin et l’après-midi.

Concernant l’organisation, voici les informations :

Déroulé de la journée :
· Arrivée dès 9h avec petit café et viennoiseries jusqu’à 9h30 ;
· 9h30/9h45 début des choses sérieuses après composition des 2 groupes ;
· 12h45 départ vers le Centre Commercial de l’Oseraie pour déjeuner ;
· 14h15/14h30 reprise des activités jusqu’à 17h30 ;
· 17h30 débrief et bise à tous et toutes.

Lieu de rendez-vous :
Aérodrome de Pontoise

Attention :
Vos machines seront sollicitées lors de ce double atelier. Il vous revient de veiller au bon fonctionnement de votre monture, en vérifiant notamment vos plaquettes de freins, usure et pression des pneus, niveaux des liquides, etc. (surtout pour ceux qui ne roulent pas l’hiver !)

Vous l’attendiez, vous en rêviez, et bien, il est là. Qui ? Le week-end CASIM.

Ça ne devrait être une surprise pour personne mais je le rappelle quand même. Cette année nous allons dans les Vosges et ce sera durant le week-end de l’Ascension du 14 au 17 mai 2015.

Pour ceux qui sont en manque de virolos, c’est là qu’il faut aller et en plus ce sera dans une ambiance sympa.

Les adhérents ont tous reçus un mail indiquant les détails, et vous pouvez lire le post concernant le week-end sur le forum là :

http://forums.casim44.fr/viewtopic.php?f=26&t=5325

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En cette période hivernale, la CASIM vous propose pour ce dimanche 1er février un CPM d’exception.

Concernant l’organisation, voici les informations :
Ordre du jour : CPM Mécanique + Expérience & Comportement

Ce double CPM se déroulera sur deux sites différents, l’un le matin, le second l’après-midi.

CPM Mécanique :
Programme :
08h45 : café de bienvenue
09h15 : CPM Mécanique
12h30 : pause déjeuner
Lieu :
Magasin Horizon Moto
Le personnel du magasin mettra son atelier et ses compétences au service d’un cours théorique dédié à la mécanique.
Précision : ils n’interviendront que sur LEURS motos (ne rêvez pas).

CPM Expérience & Comportement :
Après la pause déjeuner, nous nous rendrons sur un site classique, en salle et bien au chaud pour la seconde partie de la journée.

Programme :
14h00 : arrivée dans la salle
14h05 : CPM Expérience & Comportement
17h30 : fin de la journée
Lieu :
Salle LCR des Bois de CERGY.
À noter : ce CPM ne nécessite aucun pré-requis (pas de connaissance ou CPM obligatoire préalables).
Aucun de ces CPM n’exige de venir avec vos motos.
Comme toujours, vous pouvez en discuter sur le topic créé pour l’occasion en CLIQUANT ICI.

Vous trouverez ci dessous le CR de la journée d’initiation aux premiers secours organisée par la CASIM 78 et animée par les Red Knights France.

Voila ce qu’en a pensé Saïd, désigné volontaire:

Comme l’année précédente, nous avons démarré l’année par un CPM d’initiations aux premiers secours et comme l’année précédente, il a été animé bénévolement par les Red Knights.

Ce fût un CPM très attendu, car c’était le premier de l’année et que nous n’étions pas vus depuis plusieurs semaines, mais surtout parce que plusieurs d’entre nous, voir la majorité, n’ont jamais suivi un cours de secourisme et nous ne voulions pas le rater.

A titre personnel, la journée a démarré par une panne de réveil qui m’a couté la rédaction de ce CPM. Je pense que c’est la dernière fois où je règlerai un seul réveil pour une journée CASIM.

A mon arrivée, les cours avaient déjà commencé, et j’ai rejoint directement un atelier. J’ai, du coup, raté le briefing matinal et la présentation de nos « professeurs » d’un jour. Professeurs parce que ce CPM a eu lieux, pour la toute première fois, dans un collège à Enghien-les-Bains.

Déroulement de la journée :

Nous étions 50 Casimirs répartis sur les 5 ateliers suivants :

Atelier 1 : « Protéger – Alerter – Assister »

Atelier 2 : « PLS : Position Latérale de Sécurité »

Atelier 3 : « Retrait du Casque »

Atelier 4 : « Stopper les hémorragies »

Atelier 5 : « Massage cardiaque et Utilisation d’un défibrillateur »

Chaque atelier a duré une heure environ.

A noter que, juste avant la pause déjeuner, nous avons rendu hommage aux victimes des attentats de Paris en exécutant une minute de silence. C’est le moins qu’on puisse faire car nous n’avons pas pu nous rendre à la manifestation qui a eu lieu le jour même.

A la fin des ateliers, nous avons effectué un débriefing et applaudi chaleureusement les membres des Red Knights.

Présentation des Red Knights :

« Red Knights » (chevaliers rouges en français) est un moto-club constitué de sapeurs-pompiers en activité, en retraite, d’anciens sapeurs-pompiers, de membres du SMUR ou d’équipes EMT en service dans un SDIS.

Il vise à contribuer à l’amélioration de l’image de marque du motard, notamment en adoptant, lors de ses déplacements, une conduite et une attitude irréprochables tout en préconisant la sécurité et la courtoisie.

 

Présentation des Ateliers :

Atelier 1 : « Protéger – Alerter – Assister »

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Lorsqu’on est usagers de la route, on peut être témoins d’un accident venant de se produire. Si nous sommes les premiers arrivés sur les lieux, nous faire dans l’ordre, les tâches suivantes :

  1. Protéger : Avant toute chose il faut penser à se garer convenablement afin de ne pas exposer notre véhicule à un danger ou gêner la circulation.

Pour éviter les sur-accidents, la première chose à faire est la protection des lieux de l’accident. L’idée est de ralentir, dévier, voir stopper la circulation afin de protéger les victimes, mais aussi tous les autres usagers de la route.

Il ne faut surtout pas oublier de nous protéger nous-mêmes, en portant un gilet à haute visibilité (GHV), que nous devons primordialement en disposer, de ne pas prendre des risques inutiles en traversant les voies par exemple.

On peut se servir de lampes torches ou d’un téléphone portable pour faire des signes aux autres usagers, poser des triangles de sécurité à bonne distance, demander de se faire aider, etc… Il n’y a pas de règles. Tous les moyens sont bons.

 

  1. Alerter : Une fois qu’on s’est assuré d’avoir bien protégé les lieux, il faut alerter les secours.

Avant d’appeler, il faut avoir analysé rapidement l’accident, afin que notre signal d’alerte soit efficace. On peut par exemple retenir le nombre des victimes, leur âge approximatif, le type des blessures, s’il y a des personnes  type des véhicules impliqués, On peut appeler le 15, le 17, le 18 ou le 112 depuis un téléphone portable.

 

  1. Assister : On peut également parler de secourir. Mais là on doit avoir un très bon niveau. C’est pour cette raison qu’on dit plutôt « assister ». Ceci consiste à effectuer des gestes simples en attendant l’arrivée des secours. On peut par exemple parler aux victimes, les rassurer, les couvrir, les mettre en position latérale de sécurité, etc…

 

Atelier 2 : « PLS : Position Latérale de Sécurité »

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La position latérale de sécurité ou PLS est un geste de premiers secours à pratiquer systématiquement lorsque l’on est en présence d’une personne inconsciente, qui respire normalement et couchée sur le dos. L’idée c’est de placer la victime sur le côté, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol. Ceci a pour but d’éviter l’étouffement par les vomis par exemple.

Les étapes de la PLS sont les suivantes :

  • Commencer par poser quelques questions à la victime pour s’assurer qu’elle nous entende.
  • Vérifier si la victime ventile (respire). Rapprocher l’oreil de sa bouche afin d’entendre et de sentir la respiration, tout en observant l’abdomen.
  • Libérer les voies respiratoires : desserrer la ceinture, la cravate, le col, vérifier qu’il n’y a rien dans la bouche.
  • Mise en PLS :
    • Placer le bras de la victime le plus proche de nous, à angle droit de son corps. Pliez ensuite son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut.
    • Se placer à genoux à côté de la victime. Saisir d’une main le bras opposé de la victime et placer le dos de sa main contre son oreille côté sauveteur.
    • Maintenir la main de la victime pressée contre son oreille, paume contre paume.
    • Avec l’autre main, attraper la jambe opposée, juste derrière le genou et la relever tout en gardant le pied au sol.
    • Se placer assez loin de la victime au niveau du thorax pour pouvoir la tourner sans avoir à reculer. Le mouvement de retournement doit être fait délicatement et en un seul temps.
    • Tirer sur la jambe pliée afin de faire rouler la victime vers nous jusqu’à ce que le genou touche le sol puis tirer l’épaule opposé afin de le rapprocher vers nous jusqu’à que la personne soit stabilisée pour éviter qu’elle retombe sur le dos.
    • Ouvrir la bouche, sans mobiliser la tête, afin de permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur.

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Après il faut rester à côté de la victime pour surveiller sa respiration et la rassurer ou l’assister si besoin.

Atelier 3 : « Retrait du Casque »

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Contrairement à ce que nous croyons savoir, il ne faut pratiquement jamais retirer le casque d’un motard. Car c’est très délicat et cela pourrait aggraver les choses. D’autant plus qu’il est tout à fait possible d’effectuer tous les premiers secours, comme la PLS ou le massage cardiaque en gardant le casque.

Si toutefois nous rencontrons une situation où nous sommes obligés de le faire, il faut respecter une certaine méthodologie qui est la suivante :

  • Tout d’abord, dans la mesure du possible il faut placer la victime délicatement sur le dos.
  • Ouvrir la visière et desserrer complètement la jugulaire.
  • S’agenouiller suffisamment loin et dans l’axe de la victime pour pouvoir retirer le casque sans avoir à reculer.
  • Mettre les mains, de part et d’autre, tenir fermement le casque et tirer vers sois en suivant l’axe de la colonne vertébrale. Il ne faut pas se précipiter.
  • Quand la mentonnière passe au-dessus du nez, on tient celle-ci avec une main, poser l’autre main en dessous de la nuque afin de maintenir la tête, une fois le casque retiré pour éviter qu’il tape le sol violemment.
  • Tirer le casque avec la mentonnière délicatement jusqu’à le retirer complètement et en s’assurant d’un bon maintien de la tête avec l’autre main. Il ne faut pas hésiter à se faire aider pour le maintien de la tête.

Il faut penser à vérifier au début si le casque dispose des tous nouveaux systèmes de retrait d’urgence (EQRS), qui comme son nom l’indique, facilite énormément le retrait du casque. Il s’agit de tirer sur des languettes rouges en dessous du casque permettant l’extraction des mousses au niveau des joues.

 

Atelier 4 : « Stopper les hémorragies »

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Dans cet atelier, nous avons vu les différents types d’hémorragies et comment les stopper en attendant l’arrivée des secours.

On trouve 2 types d’hémorragies : les externes et les internes.

Les hémorragies externes sont en général visibles, facilement détectables. Il peut s’agir d’une rupture d’une veine (le sang coule faiblement) ou d’une rupture d’une artère (le sang coule fortement).

Toute hémorragie doit être stoppée sans attendre. Il ne faut jamais donner à boire à la victime.

Pour le 1er cas cité, on peut y remédier en appliquant une pression avec un linge ou au mieux un pansement compressif.

Pour le 2ème cas cité, la pression locale ne permet pas d’arrêter l’hémorragie. Dans ce cas, il faut mettre en place un garrot entre la plaie et le cœur en se servant d’une cravate, une ceinture, etc… et il est important de noter l’heure exacte de la pose et la communiquer aux secours.

Dans les deux cas, la victime doit être mise au repos.

Quant aux hémorragies internes, elles sont difficilement décelées. On peut cependant suspecter une telle hémorragie lorsqu’on constate sur la victime une pâleur, des frissons et des sueurs froides, une perte de conscience, des vomissements, la présence de bleues et de gonflements, etc… Elle peut aussi se manifester par un saignement du nez ou des oreilles et de crachats de sang.

 

Lors de cet atelier, nous avons également abordé les trousses de secours.

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L’instructeur nous a sensibilisés sur la nécessité d’en avoir une, même à moto. Il nous a parlé de ce qu’elle doit contenir, comme la couverture de survie, un couteau suisse, un coupe-ceinture, des pansements, un garrot, des gants, etc…

 

Atelier 5 : « Massage cardiaque et Utilisation d’un défibrillateur »

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Le massage cardiaque intervient lorsqu’on est en présence d’une victime qui ne ventile pas. Le but c’est de faire circuler le sang à partir du cœur et vers tout le corps pour le transport de l’oxygène vers les organes et retarder les fonctions vitales jusqu’à l’arrivée des secours.

Avant de commencer, il faut placer la victime sur une surface dure et découvrir complètement son torse. Si c’est une femme, il faut ôter le soutien-gorge. La présence d’armatures en métal sur ce dernier peut avoir des conséquences, surtout lors de l’usage d’un défibrillateur.

A noter que le bouche-à-bouche n’est plus considéré comme étant obligatoire. On peut s’en passer.

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Il faut se placer à genoux tout prêt de la victime, positionner les mains l’une sur l’autre au milieu du thorax, les bras bien tendus, le dos bien droit. Ce sont les cuisses et le bassin qui doivent travailler pour ne pas se fatiguer. Nous avons vus lors des essais sur les mannequins que c’est un travail fastidieux et que les secours mettent en moyenne 10min pour arriver.

Pour un adulte, il faut avoir un rythme de 120 compressions par minute environ.

Afin d’être sûr d’avoir le bon rythme il faut se rappeler de la chanson « Stayin’ alive » des « Bee Gees ».

Il faut enfoncer la cage thoracique de 3 à 4 centimètres et il faut s’attendre à casser quelques côtes au passage, ce qui n’est pas très grave au vu de l’état dans laquelle se trouve la victime. Il faut penser à bien relâcher entre chaque compression.

Il faut essayer de garder le même rythme jusqu’à l’arrivée des secours. Mais on ne doit s’arrêter que si un secouriste est placé devant nous, prêt à prendre le relais.

Si l’arrêt cardiaque a lieu en agglomération, il peut y avoir un défibrillateur automatique pas loin, qu’on peut trouver dans les lieux publiques ou dans les institutions étatiques et les entreprises privés.

L’utilisation précoce d’un défibrillateur augmente fortement les chances de survie d’une personne en arrêt cardio-respiratoire.

Son utilisation est très simplifiée, il suffit juste de l’allumer, et après on est totalement guidés.

Il ne faut jamais débrancher les électrodes avant l’arrivée des secours qui en général continuent de se servir du même matériel.

 

 

Comme nous l’avons espéré, ce CPM a respecté ses promesses. Il fût très intéressant au point où la majorité d’entre nous, a souhaité aller plus loin dans le secourisme en participant à la formation PSC1 avec les sapeurs-pompiers.

Il est primordial d’avoir des notions de secourisme quand on est usager de la route, je pense même qu’une journée comme celle que nous venons d’effectuer avec les Red Knights devra être imposée avant le passage du permis de conduire de n’importe quelle catégorie.

 

Mille mercis à Saïd pour l’excellente rédaction de ce CR, aux Red Knights pour les photos et surtout la qualité et la gentillesse de leur intervention toujours au top et à tous les participants de cette journée pour leur sérieux et implication dans l’apprentissage des gestes qui sauvent.

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